Grèce Centrale

JOUR 1

Direction le nord et une longue route jusqu’au monastère d’Hosios Loukas. Perdu dans les montagnes, un havre de paix et de recueillement choisi par un ermite au dixième siècle. Nous traînons dans l’église où des mosaïques de style byzantin font la joie des visiteurs.

Grèce Centrale - Monastère d’Hosios LoukasNous reprenons la route direction Delphes qu’on attend de voir avec impatience. Delphes : un de nos grands-pères disait que c’est un des endroits au monde où il aimerait retourner avant de mourir. Le site est superbe, à flanc de montagne ; la citée grecque s’étalait dans un splendide panorama. Mais nous sommes un peu déçues par les ruines peu démonstratives.

« Pourquoi doit-on regarder ces morceaux de pierre ? » demande une jeune fille à son papa.

Temple d’Apollon - Grèce Centrale Le temple d’Apollon ne nous semble pas supérieur à celui de Corinthe, le théâtre ne vaut pas celui d’Épidaure ; il fait très chaud, l’ascension est difficile, les touristes nombreux. Au sommet, le stadium vaut le déplacement ; parfaitement conservé, cette construction romaine est hallucinante en ce lieu haut perché.

Nous poursuivons avec le musée très explicatif et indispensable à la compréhension de ce que fut Delphes. Une représentation au temps des Romains donne l’idée de sa splendeur. Sept mille statues agrémentaient l’endroit ! On peut voir aussi le fameux sphinx ailé vraiment impressionnant par ses dimensions et la finesse de sa sculpture ; il surmontait une colonne gigantesque.

Temple d'Athèna - Grèce Centrale Puis c’est le temple d’Athéna, petit édifice circulaire plaisant, perdu en pleine nature avec presque personne, ce qui change et est bien agréable.

Nous quittons Delphes, contentes de ces bonnes visions qui nous ont fait rêver. La route qui nous attend est encore longue. Nous filons vers le nord pour atteindre les Météores. Nous angoissons d’y trouver un hôtel, cette semaine de Pâques est très prisée des Grecques et l’hébergement nous est annoncé comme problématique, on verra bien !

La route est fatigante, la vitesse et les dépassements hasardeux sont fréquents ; la ligne blanche semble seulement indicative et quand en face arrive un véhicule, il vaut mieux se garer sur le bas-côté! En vue des Météores, au premier camping, nous nous précipitons pour trouver des bungalows de libres. Il y a de la place, aucun problème, à part le prix abusif… Quarante euros chaque et la piscine qui n’est pas en service ! L’angoisse nous a fourvoyé et nous fait accepter ces conditions exagérées, mais tant pis, nous voilà soulagées de savoir où dormir. Nous redoutions un peu d’avoir à passer la nuit dans la Thalia, la voiture de Renault.

Grèce Centrale - Les Météores

Grèce Centrale - Les Météores Grèce Centrale - Les Météores

Nous dînons en terrasse, au pied des Météores, ces étranges rochers ventrus qui dominent le village. Dans l’église, la messe et les chants orthodoxes agrémentent cette soirée délicieuse. Les cloches sonnent, la nuit tombe sur les Météores, la moussaka est appréciée et l’ouzo nous requinque de cette route un brin périlleuse.

JOUR 2 :

Presqu’île du Pelion - Grèce Centrale On se baigne tôt le matin et c’est bon !

En route pour la presqu’île du Pelion jusqu’à son versant Égéen. Après Kala Nera et son camping agréable, nous filons sur Vizitsa, un village aux belles demeures traditionnelles : une base en pierre sans fenêtres, un étage habitable en pans de bois couronné d’un toit débordant de lauzes. Une de ces demeures est à l’abandon, plus romantique encore; les autres sont souvent restaurées en hôtels de grand luxe, léchées à quatre épingles. À noter l’église trapue et massive, on dirait une grange. Superbe petite ballade dans ce village très typique.

Un bus de touristes, inconscient, peine à redescendre la route escarpée. Au-delà de Milies, descente aussi très escarpée vers la plage de Lambinou. Avant d’atteindre celle-ci, un vieux couvent ruiné nous enchante. Une petite chapelle attenante est ouverte, libre d’accès. Par le trou de serrure de l’église, on aperçoit une décoration chargée. Cette vision réduite, imparfaite est encore plus séduisante, pleine de mystère !

Presqu’île du Pelion - Grèce Centrale La petite plage est charmante et totalement déserte, nous sommes absolument seules. Après Tsangarada dont nous ne percevons pas la beauté, la petite plage de Milopotamos prétendument féerique avec la petite arche creusée dans la roche ; une sorte d’Étretat en miniature. Nous y déjeunons et nous y éternisons avec plaisir.

Maison des morts - Grèce Centrale La route continue avec des maisons des morts et des vues sublimes sur la mer Égée. Nous passons à Portaria avec ses ruelles grossièrement pavées, prétextes à une petite promenade délassante. Enfin, un dernier village avec ses maisons peintes, ses arbres considérables et une vue étendue sur Volos et son port : Makrinitsa.

Puis il faut rejoindre Athènes, la route est longue, dangereuse, une quatre voies en comptant la bande d’arrêt d’urgence dans laquelle on doit se garer pour qu’une voiture en face finisse son dépassement !

On dîne à l’appartement, la ville semble désertée, on s’est même garés dans la rue, ce qui est rare dans la capitale habituellement envahie de voitures. C’est la Pâques orthodoxe.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonnée

Retour au menu ✈

Berlin est connu pour ses lieux désertés, pour ses lieux abandonnés. Il est de plus en plus difficile d’y accéder, parfois même impossible. Ce qu’on aime dans ses lieux abandonnés c’est d’y jouer les aventuriers, d’y découvrir seul le site, d’essayer d’y retracer son histoire. D’y faire des photos, des clichés ou encore de s’y approprier les lieux pendant quelques heures.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine Du haut de ses 120 mètres, la Abhörstation Teufelsberg, fait parti de la longue liste des lieux abandonnés de la capitale. Malheureusement il est désormais impossible de s’y balader illégalement, le site est aujourd’hui privé : le site est « double-cloturé », des patrouilles rodent autour et des caméras ont même été installées. Surnommée la « Montagne du Diable » on ne préfère souvent pas s’y aventurer. C’est dommage, ça faisait aussi le charme de ce lieu magique. Nous y étions allée une première fois, équipées comme des chefs pour ce qu’on croyait une aventure. C’est une fois les 20 minutes de marche derrière nous et après avoir fait le tour des grillages et des barbelés que nous nous apercevons que l’entrée coûte 15€ en tarif normal et 8€ pour les étudiants. Oui oui, un site abandonné payant. Et puis, pas donné.

Inconcevable pour nous de payer cette somme. Nous rebroussons chemin, déçues.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  Il nous a fallut quelques semaines et quelques rayons de soleil pour nous en persuader : nous passions à côté de quelque chose. On attrape nos cartes étudiantes et l’appareil photo et nous revoilà à la gare de Grunewald. Comme pour la première fois, nous marchons, nous longeons le Teufelssee avant de grimper le Teufelsberg. Colline artificielle, elle fut érigée par les Alliés après la Seconde Guerre mondiale, avec les gravats provenant de la destruction de Berlin par les bombardements. Érigée par les femmes d’ailleurs, étant donné que les hommes étaient encore au front. Le Teufelsberg ensevelit une université nazie jamais terminée, bâtiment de la faculté des techniques de la défense, voulue en 1937 par Adolf Hitler et conçue par Albert Speer. Compte tenu de sa résistance aux explosifs, il fut décidé de la recouvrir. On estime le volume des gravats utilisés à 12 000 000 m³, soit environ 400 000 bâtiments/habitations. Voilà une belle illustration de l’expression « enterrer le passé ».

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  On est arrivées, la politique du site n’a malheureusement pas changé. C’est avec un certain scepticisme que nous tendons l’argent pour la visite. En réponse on nous fait un tampon sur le poignet : signe que nous appartiendrons à un groupe. Les visites se font toutes les heures, on voyait au cours des minutes le groupe grossir et s’entasser derrière la petite table servant de caisse. Mais dans quoi nous étions nous embarquées ?

14 heures. Le guide commence son speech, la visite se fait uniquement en allemand et dure un peu près 2 heures. Il parle, il parle et parle toujours. On fait mine de prendre une photo, le groupe continu devant. On en profite pour s’éclipser. Ah c’est tout de même mieux comme ça. La visite peut commencée.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  Étonnant. Ébaubissant. Surprenant. Époilant. Bien d’autres adverbes encore pourraient définir l’avancé dans ce qui a été l’un des premiers postes d’interception des ondes satellites et des communications en provenance de Berlin-Est. Squatté et resquatté, voilà un site qui ferait le bonheur des photographes. Comme tout lieu abandonné et surtout à Berlin, il est devenu un centre d’art à ciel presque ouvert. Chaque mur est recouvert d’une fresque, d’un graph, d’une trace laissée par un artiste de passage.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  On avance doucement, on a peur de faire la mauvaise rencontre d’un vigile. Personne en vue, on bombarde de photo. On rentre dans d’immenses salles vides, nues de mobiliers, et on ressort par des couloirs sombres peu rassurants. On fait la rencontre étonnante d’un sanglier errant. Il a l’air d’avoir l’habitude de rencontrer des visiteurs sur son chemin. Rien de grave mais quelques frissons quand même.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  On perd rapidement l’orientation. On voyage de bâtiments en bâtiments sans connaître l’utilité de chacun. On pourrait tout imaginer. On rentre par des fenêtres aux vitres brisées, on ressort par la terrasse du bâtiment au passé effacé. Inhabituel. Presque aucun mobilier, seules quelques chaises, sinon des lattes de parquais et des matériaux de construction ayant perdu leur utilisé côtoient le sol des ces salles étonnamment vides.

On se dirige doucement vers les antennes qui dessinent de loin l’Abhörstation. Ce sont ces antennes, avec l’aide de la montagne artificielle, qui ont permis l’élaboration d’une des plus grandes stations d’écoute. Construite par la NSA américaine, ces antennes permettaient la mise sous surveillance des communications du bloc de l’Est et plus particulièrement de la RDA et de l’URSS.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  On prend peur plusieurs fois, on entend des voix, de la musique même. On continu notre chemins en frôlant les murs, telles des prisonnières qui venaient tout juste de s’évader. On monte, on monte et on se retrouve nez-à-nez avec notre groupe. Le guide ne s’aperçoit pas de notre retour, tant mieux. Il est en train de montrer des photos du site pendant son fonctionnement. Il a du mal à garder les curieux en place : la vue est tellement belle.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  Nous ne sommes pas toutes seules : des jeunes talents s’exercent dans l’art du graffitis avec la sono à fond et des braises bien chaudes pour le barbecue. Ils ont intérêt à être inspiré, on les jalouse.

Le guide continu de parler, il explique que l’hiver Teufelsberg se transforme en station de ski. On en profite pour s’évader un cours instant, de profiter de cette vue magistrale seules, d’y faire de belles photos.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  On grimpe, on grimpe. Chaque étage est comme un entrepôt ouvert, parsemé de murs avec graffitis. À chaque étage on s’imagine que c’est la fin, mais un nouvel escalier reprend le devant. Des ascenseurs étaient installés auparavant, ils ne sont bien évidemment plus en fonction, mais c’est drôle de voir cette rampe vide. Les bâches couvrant l’extérieur des coupoles blanches ont étaient déchirées par la force du vent ou par des squatteurs voulant profiter de l’incroyable vue. On atteint enfin le sommet. Epoustouflant. La vue est à couper le souffle.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonnéOn dirait 3 impressionnantes balles de golfe posées, simplement. On peut pénétrer à l’intérieur et imaginer les puissants radars d’écoute, les fameuses « grandes oreilles » du réseau Echelon placées là, cachées derrière ces bulles de toile et d’acier. Toutes les gammes de fréquences étaient écoutées. Les techniciens d’écoute travaillaient dans des bureaux sans fenêtres, en haut de ces « tours-antennes », dotés 24 heures sur 24 de lumière artificielle et d’air conditionné. Quel cadre idyllique pour travailler !

On en profite pour faire des photos, on a de la chance il fait beau, la lumière est belle. On entend en bas le groupe commencer à monter. On se précipite dans la coupole pour en profiter pleinement. Le guide n’a pas l’air de s’inquiéter de notre absence. Incroyable. C’est ici, dans ces étranges coupoles banches, que tout professeur de chant devrait s’appliquer à faire chanter leurs élèves. Quelle acoustique ! On se permet une petite chanson en canon pour s’emparer à 200% du lieu.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  On prend notre temps, on rencontre d’autres français dans le groupe. Ils ne parlent pas un mot d’allemand et n’ont rien compris de la visite guidée. Ils nous expliquent que le guide leur a montré des photographies du site pendant plus de 30 minutes. Ils ont l’air déçus. Ouf, nous avons évité de peu cela.

On redescend, cette fois accompagnés du guide étant donné que nous avons fait le tour du site. Il veut encore nous montrer l’ancienne machine qui décryptait les ondes. Il nous explique que les informations recueillies, incompréhensibles pour les techniciens, étaient rassemblées en rapport d’écoute sur papier grâce à ces machines impressionnantes et qu’elles faisaient l’objet d’une première analyse. Celles qui semblaient importantes partaient vers les États-Unis ou l’Angleterre, les autres étaient brûlées sur place avec une autre machine. D’ailleurs, le four alimenté par ces énormes quantités de papier permettait de chauffer toute une partie du bâtiment.

Abhörstation Teufelsberg, station d’espionnage américaine abandonné berlin Allemagne  L’avenir de Teufelsberg est aujourd’hui incertain. Un groupe d’investisseurs avait acheté la colline à la ville pour y bâtir des hôtels et des immeubles luxueux ; il prévoyait de garder la station de la NSA pour en faire un musée de l’espionnage. Le projet Teufelsberg n’a pas abouti et le site est depuis à l’abandon. Avis aux acheteurs !


INFORMATIONS PRATIQUES

   Site surveillé jour et nuit (caméras et patrouilles)
   Prévoir de bonne chaussure pour éviter de se blesser
     Pour s’y rendre : S-bahn Heerstrasse ou Grunewald
     Site internet de Teufelsberg

Retour au menu ✈

Neuschwanstein, la folie des grandeurs

Retour au menu ✈

Nous l’avions vu décomposé en puzzle, imprimé sur des posters, des cartes postales, sur des mugs, en porte-clés, en tapis de souris, en boules de neige, en sets de table. Nous l’avions vu partout, mais jamais en vrai. Nous avons profité d’un long week-end pour prendre la route vers Füssen, dans l’Allgäu, là où se dresse sur un éperon rocheux le château de Neuschwanstein.

Füssen, dans l’Allgäu

Construit par Louis II de Bavière au XIXème siècle, c’est aujourd’hui le château le plus célèbre d’Allemagne avec chaque année plus d’un million de touristes. Autant vous dire que nous n’étions pas les seules.
Quand un tel site accueil autant de visiteurs, côté pratique tout est prévu. Nous stationnons notre voiture sur l’un des immenses parking (payants bien entendus !) au pied du château. Il est également possible de s’y rendre en train jusqu’à la gare de Füssen ou en bus depuis Munich par exemple.
Il est 9h30, nous sommes parties de bonne heure pour profiter du site sans trop de monde.

On sort déjà l’appareil photo, le lieu est vraiment fascinant. Mais il ne faut pas trop traîner, il faut encore acheter les billets au guichet. Des écrans indiquent l’heure des prochaines visites guidées en allemand et en anglais. Les autres langues devront se contenter d’un audio guide.

Pour les plus organisés et pour éviter la longue file d’attente, il vaut mieux faire la réservation via internet.
Pour Neuschwanstein c’est visite guidée obligatoire, rendez-vous en haut à 11h30.

Neuschwanstein, la folie des grandeurs - Füssen, dans l’Allgäu AllemagneÀ quelques minutes à pied se trouve le château d’Hohenschwangau, construit à la demande du père de Louis II, Maximilien II. On a le temps d’y passer, ça tombe bien. Mélange d’une forteresse médiévale, d’un manoir de style Tudor ou encore d’un palais gothique, on ne sait plus très bien où nous sommes. La décoration est souvent outrancière – répétition obsédante du motif du cygne -, mais on admire le très beau mobilier Biedermeier.

Sur la montagne d’en face se trouve Neuschwanstein. C’est parti, on attaque la grimpette vers le sommet. C’est du sport, 30 minutes de marche !
Pour les flemmards ou ceux qui veulent profiter de l’occasion, il y a possibilité de prendre une calèche ou un bus et vous vous ferez déposer comme une fleur. Il faudra bien sûr rajouter un petit suppléant pour ce service.

Arrivées en haut, nous avons encore une vingtaine de minutes devant nous. On admire l’imbrication intime du château. On imagine le destin tragique de Louis II de Bavière, son monde de légende et de merveilleux. Ce n’est pas pour rien que ce château a inspiré le château de la Belle au Bois Dormant de Walt Disney ! Après avoir perdu la souveraineté dans son propre royaume Louis II créa son propre monde, fait de légendes et de contes. Un empereur fou qui fit dynamiter la montagne afin d’abaisser de 8 mètres le socle de deux anciens châteaux : Vorderhohenschwangau et Hinterhohenschwangau.

Neuschwanstein, la folie des grandeurs - Füssen, dans l’Allgäu AllemagneLouis II et son architecte ont pensé Neuschwanstein comme un mélange de style néo-gothique et du style médiéval des chevaliers allemands, ce qui donne une allure originale et inimitable au château.

Il faut être conscient de la folie du personnage avant la visite du château. C’est finalement ce qu’il y a de plus amusant. La visite en elle-même n’a rien de spectaculaire, le château est bien plus joli de l’extérieur! Toute la fantaisie du roi se retrouve également dans la construction d’une grotte artificielle à l’intérieur même du château. Il n’y a qu’à pousser les battants de deux portes pour entrer sans transition dans cette pièce aux allures surréalistes.

On passe très rapidement la chambre de Louis II (dans laquelle il n’aura dormi que 170 nuits), la salle du trône (sans trône) ou encore la salle des chanteurs… le tout mené à un train d’enfer par la personne chargée d’accompagner le groupe de 60 personnes. 30 minutes plus tard nous sommes dehors, le timing c’est le timing !

Neuschwanstein, la folie des grandeurs - Füssen, dans l’Allgäu Allemagne

On se dirige alors vers le pont Marie qui permet à la nuée de touristes de voir le château sous toute sa splendeur. Et ça vaut vraiment le coup ! Les planches de bois disjointes frémissent sous le poids de la bonne centaine de personnes au-dessus. Vaut mieux ne pas avoir le vertige : précipice à droite, chute d’eau à gauche et face à vous une magnifique vue.
Il faut jouer des coudes et se faufiler avec l’appareil photo pour arriver à prendre son cliché du Neuschwanstein.
Pour notre part, c’est dans la boîte, on peut redescendre !
La descente est plus facile que la montée! Il est 14 heures, le monsieur en caisse a au moins quadruplé. Il faut venir tôt, nous avions eu raison !


 Informations utiles:
–       Accès à la webcam du château pour y voir la météo
–       Vêtements chaud et bonnes chaussures sont de rigueur en hiver
–       Horaires d’ouverture:
28 mars à 15 octobre: de 9 à 18 heures
16 octobre à 27 mars: de 10 à 16 heures
–       Visite guide en allemand ou anglais uniquement – Audio guide en français

Retour au menu ✈