Neuschwanstein, la folie des grandeurs

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Nous l’avions vu décomposé en puzzle, imprimé sur des posters, des cartes postales, sur des mugs, en porte-clés, en tapis de souris, en boules de neige, en sets de table. Nous l’avions vu partout, mais jamais en vrai. Nous avons profité d’un long week-end pour prendre la route vers Füssen, dans l’Allgäu, là où se dresse sur un éperon rocheux le château de Neuschwanstein.

Füssen, dans l’Allgäu

Construit par Louis II de Bavière au XIXème siècle, c’est aujourd’hui le château le plus célèbre d’Allemagne avec chaque année plus d’un million de touristes. Autant vous dire que nous n’étions pas les seules.
Quand un tel site accueil autant de visiteurs, côté pratique tout est prévu. Nous stationnons notre voiture sur l’un des immenses parking (payants bien entendus !) au pied du château. Il est également possible de s’y rendre en train jusqu’à la gare de Füssen ou en bus depuis Munich par exemple.
Il est 9h30, nous sommes parties de bonne heure pour profiter du site sans trop de monde.

On sort déjà l’appareil photo, le lieu est vraiment fascinant. Mais il ne faut pas trop traîner, il faut encore acheter les billets au guichet. Des écrans indiquent l’heure des prochaines visites guidées en allemand et en anglais. Les autres langues devront se contenter d’un audio guide.

Pour les plus organisés et pour éviter la longue file d’attente, il vaut mieux faire la réservation via internet.
Pour Neuschwanstein c’est visite guidée obligatoire, rendez-vous en haut à 11h30.

Neuschwanstein, la folie des grandeurs - Füssen, dans l’Allgäu AllemagneÀ quelques minutes à pied se trouve le château d’Hohenschwangau, construit à la demande du père de Louis II, Maximilien II. On a le temps d’y passer, ça tombe bien. Mélange d’une forteresse médiévale, d’un manoir de style Tudor ou encore d’un palais gothique, on ne sait plus très bien où nous sommes. La décoration est souvent outrancière – répétition obsédante du motif du cygne -, mais on admire le très beau mobilier Biedermeier.

Sur la montagne d’en face se trouve Neuschwanstein. C’est parti, on attaque la grimpette vers le sommet. C’est du sport, 30 minutes de marche !
Pour les flemmards ou ceux qui veulent profiter de l’occasion, il y a possibilité de prendre une calèche ou un bus et vous vous ferez déposer comme une fleur. Il faudra bien sûr rajouter un petit suppléant pour ce service.

Arrivées en haut, nous avons encore une vingtaine de minutes devant nous. On admire l’imbrication intime du château. On imagine le destin tragique de Louis II de Bavière, son monde de légende et de merveilleux. Ce n’est pas pour rien que ce château a inspiré le château de la Belle au Bois Dormant de Walt Disney ! Après avoir perdu la souveraineté dans son propre royaume Louis II créa son propre monde, fait de légendes et de contes. Un empereur fou qui fit dynamiter la montagne afin d’abaisser de 8 mètres le socle de deux anciens châteaux : Vorderhohenschwangau et Hinterhohenschwangau.

Neuschwanstein, la folie des grandeurs - Füssen, dans l’Allgäu AllemagneLouis II et son architecte ont pensé Neuschwanstein comme un mélange de style néo-gothique et du style médiéval des chevaliers allemands, ce qui donne une allure originale et inimitable au château.

Il faut être conscient de la folie du personnage avant la visite du château. C’est finalement ce qu’il y a de plus amusant. La visite en elle-même n’a rien de spectaculaire, le château est bien plus joli de l’extérieur! Toute la fantaisie du roi se retrouve également dans la construction d’une grotte artificielle à l’intérieur même du château. Il n’y a qu’à pousser les battants de deux portes pour entrer sans transition dans cette pièce aux allures surréalistes.

On passe très rapidement la chambre de Louis II (dans laquelle il n’aura dormi que 170 nuits), la salle du trône (sans trône) ou encore la salle des chanteurs… le tout mené à un train d’enfer par la personne chargée d’accompagner le groupe de 60 personnes. 30 minutes plus tard nous sommes dehors, le timing c’est le timing !

Neuschwanstein, la folie des grandeurs - Füssen, dans l’Allgäu Allemagne

On se dirige alors vers le pont Marie qui permet à la nuée de touristes de voir le château sous toute sa splendeur. Et ça vaut vraiment le coup ! Les planches de bois disjointes frémissent sous le poids de la bonne centaine de personnes au-dessus. Vaut mieux ne pas avoir le vertige : précipice à droite, chute d’eau à gauche et face à vous une magnifique vue.
Il faut jouer des coudes et se faufiler avec l’appareil photo pour arriver à prendre son cliché du Neuschwanstein.
Pour notre part, c’est dans la boîte, on peut redescendre !
La descente est plus facile que la montée! Il est 14 heures, le monsieur en caisse a au moins quadruplé. Il faut venir tôt, nous avions eu raison !


 Informations utiles:
–       Accès à la webcam du château pour y voir la météo
–       Vêtements chaud et bonnes chaussures sont de rigueur en hiver
–       Horaires d’ouverture:
28 mars à 15 octobre: de 9 à 18 heures
16 octobre à 27 mars: de 10 à 16 heures
–       Visite guide en allemand ou anglais uniquement – Audio guide en français

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Les Yankees à New York

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En Europe c’est le football mais de l’autre côté de l’Atlantique la situation est tout autre. Ici c’est le baseball qui remporte les honneurs. Aller au moins une fois sur les gradins d’un stade new-yorkais est une expérience inédite, ne serait-ce que pour l’ambiance délirante qui y règne. Nous n’avons pas hésité une seconde et sommes parties assister à ce phénomène épique.

Commençons par le côté pratique de la chose. Pour accéder au Yankee Stadium qui se trouve dans le Bronx, la meilleure façon est de prendre le métro. C’est ce que nous avons fait. Les lignes à prendre sont les B, D et 4 jusqu’à 161st St./Yankee Stadium. Ne vous inquiétez pas, en cas d’hésitation il suffit de suivre les groupes de supporters avec leur t-shirts et casquettes. Une fois arrivée dans le Bronx, le Yankee Stadium est dans votre ligne de mire. Impossible de le rater.

Les Yankees à New York - Yankee Stadium

Avant de vous retrouver face au stade il vous faudra succomber à une rue parsemée de vendeurs de hot dog et autres sandwichs. C’est à ce moment que nous avons réalisé à quel point les caricaturistes européens sont réalistes concernant les américains. Sur ce point du moins !

Çà y est, nous y sommes. Bien organisées nous avions tout prévu. Il ne reste plus qu’à échanger nos vouchers dans l’un des nombreux guichets. Entre nous, ce n’était peut-être pas la meilleure des solutions que de réserver nos places via internet.

Bon plan : On retrouve dans la queue de la billetterie des habitués qui tentent de vous vendre des tickets « au black » et du coup à un prix très intéressant. Ils se font réprimander par les vigiles qui tournent autour du stade mais il vous suffira de sortir de la file d’attente pour profiter de l’offre. Pas d’inquiétude, vous ne risquez rien et vous pouvez en être certain, les tickets vendus sont des vrais. La preuve, un bon nombre de new yorkais fonctionne uniquement comme ceci.

Les Yankees à New York - Yankee StadiumQuoi qu’il en soit, l’aventure continue. On pénètre enfin dans l’antre du stade de baseball de New York, une véritable institution. Petite trotte sous les tribunes. On retrouve nos marchands de glaces, de sandwichs et de hot-dog, ils ne nous lâcheront décidément jamais !

Pour les gourmands : premier petit souvenir à ramener chez soit, votre glace à la vanille servie dans un casque baseball miniature, aux couleurs des Yankees. Charmant.

Après avoir surmonté ces odeurs avec détermination, nous voilà devant nos places respectives. Vu la hauteur des gradins il y a de quoi avoir le vertige. Impossible de distinguer la balle. C’est curieux. À notre grand malheur les places sont prises. On s’informe, on montre nos tickets et nous voilà reparties pour un tour.

Les Yankees à New York - Yankee stadiumOn a pas compris le problème mais nous voilà surclassées. On nous installe des chaises, un parasol : où sommes nous ? Nous n’en avons aucune idée, mais nous sommes bien mieux ici, nous voyons même la balle ! Le match peut commencer.

Le stade se remplit timidement. Pas la peine d’arriver trop tôt, comme pour un match de basket des Knicks au Madison Square Garden, les supporters n’arrivent qu’au dernier moment.

On a le droit à l’hymne américain avant le match. Étonnant pour un match entre deux équipes nationales. Chez nous l’hymne nationale se chante que durant les championnats européens ou internationaux. Le calme ne dure que quelques minutes. Impossible de rester en place, les spectateurs font des va-et-vient pour chercher de quoi se remplir l’estomac.

Les Yankees à New York - Yankee StadiumÀ la mi-temps on se lève, on pose la main sur le cœur pour entonner le God Save America en mémoire des soldats morts lors des campagnes actuelles en Irak et Afghanistan.

C’est à la pause que le spectacle est à son comble. On traîne des filets pour aplanir le terrain sur la célèbre chanson « YMCA » des Villages People. Tout d’un coup les filets tombent au sol, le personnel se transforme en danseur. On lit les lettres YMCA sur les bras. Superbe spectacle !

Le match reprend. Les temps morts s’enchainent, ça peut durer des heures. C’est Brandon, un supporter qui se rend à chaque match qui nous a expliqué : tant que le batteur n’a pas renvoyé la balle, rien ne se passe.

Ils ont sacrément le sens du spectacle ces américains !

Quand y aller ? D’avril à octobre.
Combien ça coûte ? À partir de 15 dollars.

Bon match !

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